Lancement du code de pratiques ferroviaire
MOT D'OUVERTURE
MARIAN ROBSON, PRÉSIDENTE
OFFICE DES TRANSPORTS DU CANADA
TORONTO, LE 5 FÉVRIER 1998
(À vérifier lors de l'allocution)>
J'aimerais tout d'abord souhaiter la bienvenue à tous les conférenciers qui nous entretiendront aujourd'hui et je tiens à les remercier d'être venus, tout particulièrement le ministre Collenette, qui a trouvé le temps, malgré son horaire chargé, de venir discuter d'un dossier qui lui tient à coeur.
C'est également un plaisir de voir en si grand nombre ceux qui ont contribué à réaliser ce code.
Ce code n'a pas été élaboré en vase clos dans la région de la capitale nationale. Il repose sur les consultations attentives tenues auprès de l'industrie ferroviaire et des personnes ayant une déficience, des organismes gouvernementaux et du grand public. Les discussions et les échanges que nous avons eus nous ont permis de chercher des solutions mutuellement acceptables. De fait, nous avons trouvé que nous avions plus de préoccupations commnes que de points de discorde.
Après tout, les personnes ayant une déficience veulent voyager, et l'industrie ferroviaire veut leur clientèle.
C'est d'ailleurs cet esprit de compromis et de communication qui nous a amenés à adopter un code de pratiques d'application volontaire. Ce code est donc conforme à la politique du gouvernement d'apporter des changements sans avoir recours à la réglementation.
L'industrie s'est engagée à accroître l'accessibilité, tant des services que des voitures.
Ce code ne contient pas beaucoup de descriptions rigides de procédures données et de mesures précises. Nous n'avons pas jugé cela nécessaire.
Aux problèmes qui se posent aux personnes ayant une déficience qui voyagent, le code propose plutôt, des solutions pratiques, fonctionnelles et axées sur les opérations.
Même si le code vous sera présenté en détail plus au cours de l'après-midi, j'aimerais maintenant prendre quelques minutes pour parler un peu de ses deux principaux éléments de contenu.
La partie 1 vise à rendre les voitures plus accessibles aux personnes ayant une déficience. Elle porte sur la signalisation, l'éclairage, les escaliers, les mains courantes, les barres d'appui, l'espace pour les animaux aidants, les indicateurs tactiles de rangées, les toilettes, et ainsi de suite.
Permettez-moi de vous donner un exemple. Chaque train voyageurs devrait être muni d'au moins un dispositif de retenue pour fauteuil roulant dans une voiture-coach. Les voitures-coachs munies d'un dispositif de retenue devraient respecter les critères régissant l'emplacement du dispositif de retenue, les embrasures de portes et les toilettes accessibles aux fauteuils roulants d'ici au 1er avril 2001.
D'ici avril 1998, les transporteurs ferroviaires commenceront à transporter un fauteuil roulant de bord dans chaque train composé de voitures voyageurs. D'ici avril 2001, les transporteurs devraient satisfaire à tous les critères d'accessibilité même si les nouvelles voitures dotées d'accoudoirs mobiles et les voitures-lits accessibles aux fauteuils roulant ne seront pas mises en service avant cette date.
Voilà pour la partie 1. La partie 2 garantit des services fiables et uniformes aux personnes ayant une déficience. Les transporteurs ferroviaires fourniront certains services sur demande. Ces services vont de l'assistance à la gare de départ, à l'assistance à bord du train jusqu'à l'assistance à la gare d'arrivée.
D'ici l'été, nous devrions commencer à voir la mise en oeuvre de la partie 2.
Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un jalon important pour les personnes ayant une déficience. Je céderai maintenant la parole à l'un de nombreux partenaires dans cette entreprise, le président-directeur général de VIA Rail, M. Terry Ivany.
Merci.
